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  • : Le blog d'un utopiste anticapitaliste, anti-imperialiste et anticolonialiste - antipathique dans le dictionnaire de la société de con-sommation - qui a encore une fois raté l'occasion de fermer sa gueule.
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 21:17

Eden_logo.jpgLes Echos :  Pouvez-vous définir Eden en quelques mots?

Nawfel Chana : Je dirais qu’Eden c’est d’abord un rêve, le rêve de voir un monde meilleur et à moindre échelle voir un Maroc meilleur. Eden c’est aussi un cri, le cri d’une jeunesse marocaine en réponse à ce silence infernal face à  des inégalités de chance et de droits. Eden, c’est un pari, un peu fou, dans un monde de plus en plus egocentrique. Pari que décide de relever chaque année ces quelques jeunes, qui pensent que la politique du chacun pour soi ne peut mener que vers la déroute et à l’effritement de notre société. Eden c’est aussi presque une centaine d’actions entreprises sur 5 ans de parcours pour rendre le quotidien d’autrui meilleur. Sinon, administrativement parlant, Eden c’est une association socioculturelle créée en 2004 et qui vise à impliquer les jeunes marocains dans le processus de développement de leur pays.


Les Echos :
 Comment peut-on devenir membre? Doit-on nécessairement être étudiant en médecine?
Nawfel Chana :Certes l’association a été créée par des étudiants en Médecine mais elle a toujours été ouverte à tout jeune marocain motivé et soucieux de l’avenir de son pays et qui aimerai participer à son développement. Pour devenir membre il suffit de remplir un formulaire d’adhésion et payer une cotisation annuelle de 100dhs. La période d’inscription a lieu entre les mois de septembre et octobre de chaque année.
 
Les Echos : En quoi consistent concrètement les actions de l'association? Vous agissez sur quels "fronts"? (hôpitaux, maisons de retraite?) 
Nawfel Chana : Concrètement, l’association met le membre au centre de ses préoccupations. L’objectif est d’en faire un acteur actif au sein de sa société. Pour cela un cycle de formations est prévu chaque année pour développer en lui des compétences personnelles et ancrer dans son comportement un esprit citoyen. Ces valeurs qu’on cherche à lui inculquer, nous les mettons en pratique à travers des projets qui répondent à des problématiques sociales qu’il a lui-même essayé de définir, de comprendre et de résoudre à travers des débats animés sur le forum du site officiel de l’association : www.edenmaroc.org.
A ces projets, répondant donc à certaines valeurs, nous avons fait correspondre 5 couleurs, chacune portant ses propres connotations. Le principe est de faire correspondre les valeurs prônées par le projet aux valeurs renvoyées par la couleur. Tout un travail ! Ainsi nous avons determiné 5 types de projet : les verts (developpement durable), les jaunes (humanitaires), les rouges (debats et sensibilisation), les blancs(tolerance) et les bleus (formations).

Les Echos :
 Certains qualifient Eden d'"association islamiste", que pouvez-vous leur répondre?

Nawfel Chana : Déjà légalement parlant, nous sommes une association areligieuse et apolitique. Ensuite, à Eden, nous n’aimons pas la radicalité, et donc nous avons une appréhension envers tous les « istes », exception faite pour les artistes. Toute personne qui prendra la peine de nous connaitre, pour s’en faire sa propre idée, remarquera qu’à Eden on trouve des gens de différents milieux et cultures avec différentes conceptions de la vie et de la religion, mais surtout des citoyens, simplement, qui veulent faire avancer les choses sans s’embrigader dans des ghettos intellectuels qui pourraient ralentir ou désorienter leur but. Des jeunes qui n’ont qu’un seul objectif : AGIR. Notre ambition à tous est de réfléchir, ensemble, à comment concilier nos idées avec des projets concrets qui puissent améliorer la situation de certains de nos concitoyens. Alors on peut nous traiter de tous les noms, cela ne nous freinera pas, tant qu’on nous laisse notre liberté de penser.

Les Echos : Vous êtes médecin, donc très occupé. Qu'est-ce qui vous retient dans l'association Eden?

Nawfel Chana : D’abord c’est dans notre tradition marocaine et musulmane, et dans la pratique médicale, que j’ai appris le devoir de prêter attention et assistance aux personnes qui le nécessitent. Ensuite Eden, je l’ai vu naitre et grandir : ce sont presque des liens de sang. Et puis je lui suis redevable parce qu’elle a réussi à faire de moi quelqu’un de meilleur, elle m’a fait réalisé que je n’étais pas qu’un bon à rien, qui ne sait que cracher dans la soupe, que je pouvais ajouter mon grain de sel, et que cela pouvait faire la différence. En plus de cela, elle me permet de faire la connaissance chaque année d’une centaine de jeunes marocains motivés que je peux provoquer dans des débats autour de questions sociales. Et par-dessus tout cela, j’ai plein d’idées de projets que j’aimerai voir se concrétiser. Eden m’offre le cadre pour continuer à me battre, avec mes petits bras, pour voir plus d’amour et de justice dans ce monde.

Les Echos : Avez-vous un message à faire passer à la jeunesse marocaine?

Nawfel Chana : «  Il y a du boulot ! » Des marocains meurent de faim, de froid, de maladies, d’oubli. Des droits sont bafoués, des libertés violées, des enfances volées. Et ça se passe aujourd’hui, et chaque jour, tout près de chez vous.
Le travail associatif est une action non rémunérée au sein d’une société qui a perdu le sens du gratuit. Voilà pourquoi il n’attire plus beaucoup de foule. Mais il reste la meilleure réponse à cette société de plus en plus individualiste, pour qu’elle retrouve ses valeurs collectives. Il ne s’agit pas de nier l’individu, ou son besoin d’accomplissement ou de performance, mais uniquement de recadrer cette démarche dans une participation sociale obligatoire. Notre Maroc a besoin de sa jeunesse, a besoin qu’elle fasse preuve d’audace, de créativité et d’intelligence au service de la collectivité, de manière à n’être ni coupable ni complice de tous ses maux. Parce que laisser mourir, c’est tuer en quelque sorte.

Par L'éLément N - Publié dans : une bouteille à la mer
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 07:00

virginite.jpgAlors après cette mise au point, attaquons la question la plus récurrente sur nos forums maghrébins: "la virginité est-elle importante ?" Il faudrait d'abord définir la sphère dans laquelle on se place. Il en existe 3 : la société, le couple et la personne. Aussi, traiter de l'importance d'une chose ne peut être que très subjectif et donc restera stérile et ne fera pas avancer le débat. Il faut, selon moi, l'aborder de façon essentialiste : la virginité est-elle une qualité ? Et si oui, serait elle une qualité personnelle ou humainement nécessaire ?

- A l’échelle individuelle : La virginité est obligatoirement importante. Personne ne perd sa virginité sans se poser de questions. Etape inévitable dans la vie de tout être humain, perdre sa virginité n'est jamais qu'une simple formalité. Pour la simple raison qu'elle ne se perd qu'une seule fois et avec une seule personne. Voilà pourquoi certain(e)s la considèrent comme un cadeau qu'on offre à son conjoint. Cependant il revient à chacun de faire le libre choix du moment et du partenaire.

- A l’échelle du couple : Tout dépend du partenaire, cela va de « peu importe » à « c’est vital » en passant par « de préférence ». En fonction de la culture et de l’éducation de chacun, à respecter dans tous les cas. Chacun a le droit d’exiger et de fixer les critères de son choix qu’il souhaite retrouver chez son partenaire. Que cela soit pertinent ou pas, qu’il trouve ou qu’il ne trouve pas, cela ne concerne que lui. La virginité peut être une qualité personnelle aux yeux du partenaire. Tout est de savoir pourquoi ce dernier veut épouser cette personne là et pas une autre. On peut aimer une personne pour sa gentillesse, son intelligence, son caractère, sa beauté... Tout ce qui fait la particularité de cette personne. Le fait qu’elle soit encore vierge peut faire partie de ce "tout".

Ceci dit; quand un homme exige de son épouse une virginité qu’il s’est imposé à lui-même, le couple se construit dès lors sur le principe d’égalité. Mais quand il exige que son épouse soit vierge alors qu’il ne l’est plus, c’est bâtir le couple sur une inégalité. Considérer la virginité comme une qualité, exigée chez l’autre sans pouvoir s’y contraindre, c’est ne pas pouvoir pardonner aux autres ce qu’on se pardonne à soi. La religion n'a rien à voir là dedans: C'est la loi des machistes, pas la loi de Dieu. Et il est regrettable de voir des femmes accepter cette inégalité, allant même jusqu’à mentir, voire se faire recoudre, pour y souscrire. Afin de plaire à des hommes exigeant envers les autres, très peu envers eux-mêmes. Ce qu'elles ignorent c'est qu'il s'agit là d'un véritable trait de caractère, qui depasse l'exigence de la virginité, et qui est très difficile à vivre par la suite.

- A l’échelle sociale : Je pense qu’elle ne devrait pas l’être. Car déjà, comme nous l’avons vu, il n’y a aucun moyen de vérifier la virginité d’une personne, homme ou femme : tout comme le jeun. Rendre la virginité importante à l'échelle de la société, c'est en faire une qualité humaine essentielle, qui dépasse l’opinion personnelle (les convictions intimes, qui diffèrent d’une personne à une autre, ne devant pas être imposées en société).

 
La question est donc de savoir si la virginité est une qualité "essentielle" de l'humain.

"L’essence" d’une chose c’est sa nature. C’est ce qui fait qu’une chose est ce qu’elle est, et sans quoi, elle n’est plus. Ainsi l’eau a pour qualités essentielles d’être inodore, incolore et sans saveur; en perdant une de ses qualités, elle n'est plus eau.

Si la virginité est une qualité essentielle chez l'Homme, l'humain qui perd sa virginité serait donc moins humain; une femme non vierge serait donc une moindre femme.  Et ils seraient condamnés à vie à ce statut mineur, vu que la virginité ne se récupère pas. Ils deviendraient donc définitivement des sous-Hommes. C’est-à-dire des animaux.

D'autre part, la virginité se perd, tout au mieux, la nuit de noces. L'épouse, hier femme à part entière parce que vierge, perdrait une de ses qualités qui fait son essence, à la suite d'un si heureux événement. Le mariage, symbole de pureté, retire-t-il des qualités dites de piété ? Bien sur que non. En fait, la véritable qualité qui mérite qu'on s'y intéresse est la "chasteté". Sa définition est morale et guère physique. Elle n'exige donc pas la virginité. Elle peut commencer avant le mariage ou à son occasion et contrairement à la virginité, elle peut se continuer au delà, jusqu'à la mort. C'est donc la chasteté qui est la qualité à rechercher chez son partenaire si l’on souhaite sa fidélité. 

Rendre la virginité importante socialement donne naissance à des ignominies telle que le certificat de virginité délivré à la femme avant son mariage, pour garantir au futur mari et à sa famille que la marchandise est intacte. Qu'il ne lui manque aucune pièce. Comment une femme, qu'elle soit vierge ou pas, peut elle accepter d'être rabaissée de la sorte ? Et au nom de la religion. C’est déshumaniser la femme que de raisonner de la sorte. Elle devient objet, qu’il faut acheter neuf et pas d’occasion.
D'ailleurs le terme "vierge" est très chosifiant. On parle par exemple de casier judiciaire vierge en l’absence d’antécédents judiciaires. Ou alors on se sert du mot pour désigner une chose encore jamais utilisée: une feuille vierge, une cassette vierge sur laquelle rien n’a encore été enregistré. C'est cette virginité des choses que certains recherchent chez leur future épouse.

Ce genre de pratique ne doit plus être toléré, et c'est aux femmes de protester pour défendre leur dignité humaine. Malheureusement, beaucoup cèdent sous la pression familiale et sociale. Mais il faut savoir que dans une relation, une femme qui se laisse traiter comme un objet au début est condamnée à le rester pour le reste de cette union.

Pour conclure, je pense que dans notre société, la virginité se doit de redevenir un choix personnel, et non pas une obligation. Une fille qui aimerait se préserver devrait le faire pour elle, par principe, et non pas pour un homme. L’hymenoplastie, qui sert à tromper le partenaire, sera alors bannie. Il faudra aussi clarifier les choses du point de vue religieux, pour que certains arrêtent de se cacher derrière une argumentation transcendante, à l'origine de ces crispations qui pèsent sur le dos des femmes, pour justifier leur machisme. Il est également indispensable que les familles arrêtent de considérer leur honneur sauf, lorsque le certificat de virginité de leur fille est délivré au futur mari. Devrait-on, peut être, perforer l’hymen dès la naissance à toutes les filles pour que les mentalités arrêtent d'en faire une obsession et comprendre que la femme n'est pas qu'un ensemble d'organes, l'absence d'hymen n'enlève rien à son intégrité.

Certains hommes ont placé leur honneur bien bas, sous la culotte des femmes - où l'on va vérifier que personne n'est passé avant. L’important, à mon sens, n’est pas forcement d’être le premier entre les cuisses d'une femme, mais plutôt le dernier dans son cœur. Et ce n'est plus tache facile parce que les femmes actuellement sont, et se doivent d'être, exigeantes. Elles décident beaucoup plus facilement que leurs grand-mères d'aller voir ailleurs quand leur époux n'est plus à la hauteur. Il serait donc plus raisonnable de se concentrer sur d’autres aspects que la virginité de notre futur conjoint, pour bâtir un couple solide qui pourrait résister à l'épreuve du temps. Délaisser le détail anatomique et se concentrer sur l'essentiel moral.

Après, à chacun ses opinions.

Par L'éLément N - Publié dans : une bouteille à la mer
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 01:03

dispute.jpgBonsoir les gens,

La virginité.

On en discute tellement que je n’avais comme choix que d’en parler. C’est comme les Havaianas, toute personne « in » se doit d’en avoir une paire dans son placard. De même tout blog marocain qui se respecte se doit d’avoir dans ses archives un article sur la virginité. J'essayerai de traiter le sujet à polémique le plus discuté sur nos forums nationaux en deux parties, tellement il y a de choses à dire.

Il faudrait d’abord commencer par définir le terme loin de la définition sexiste malheureusement la plus répandue et qui réduit la virginité à la présence d’hymen. Être vierge signifie ne jamais avoir eu de relation sexuelle, concernant ainsi l’homme autant que la femme.

Cette définition réductrice est donc dramatiquement insensée. D’abord parce qu’elle exclue l’homme de la définition ;  secundo parce qu’une fille peut avoir une vie sexuelle active tout en préservant son hymen intact et Tertio parce que cet hymen peut être rompu de façon accidentelle ou être carrément inexistant ou réparé chirurgicalement : Ainsi la présence d’hymen n’est en aucun cas garant de la virginité de la fille, tout comme son absence n’est synonyme de débauche. Cet hymen n’est en fait qu’un reliquat embryonnaire, tout comme l’appendice, sans plus ni moins. Ne lui accordons pas plus d'importance qu'il n'en a.

Certains prétendent que cette hystérie musulmane autour de ce bout de membrane est une prescription islamique. Mais il n’en ait rien. Certes l’Islam, comme toutes les autres religions, invite les hommes comme les femmes à la pudeur et à la chasteté ; et ce dans un souci de non banalisation de la sexualité - qui est une activité non sans conséquences autant physiques (enfantement) que psychiques (attachement). Mais il n’a jamais était question d’hymen. Aucun verset du Coran ni hadith prophétique ne parle de la virginité physique, encore moins de la virginité comme étant une prescription exclusive à la femme, tout comme il n’y a aucun verset coranique ou hadith prophétique interdisant à un homme de se marier avec une femme non vierge. Aucune fixation sur l’hymen, la preuve est que toutes les femmes du prophète (sauf Aïcha) étaient des veuves et des divorcées. Avoir des relations sexuelles avant le mariage est interdit en Islam, mais si cela se produit ce n’est pas la condamnation radicale. Même en considérant la fornication comme un péché, perdre sa virginité avant le mariage reste un acte islamiquement pardonnable, la condition est le repentir comme pour tout péché. Une femme qui n’est plus vierge peut tout de même décider de devenir chaste et travailler sa piété, l’Islam ne condamne nullement les non vierges au rejet inéluctable et définitif, comme si elles avaient commis l’irréparable.

Mais malheureusement dans nos sociétés modernes, le paraitre l’emporte sur l’être. Les musulmans modernes, n’ont pas manqué à la règle. Alors même le spirituel est jugé sur l’apparence : la barbe, le hijab et donc l’hymen deviennent les garants de la piété. L’intégrité de l’hymen l’emporte sur la chasteté, la crainte de la honte communautaire prédomine sur celle de Dieu.

Si elle n’est pas islamique, d’où nous vient alors cette fixation maladive sur l’hymen de la femme ? Freud y a répondu dans son traité des tabous : l’homme a toujours cherché à s’accaparer le sexe de la femme. La masculinisation des interprétations islamiques n’a fait que servir ce fantasme. Ainsi le misogyne se sentira "trahi" si sa femme a connu un autre homme avant lui. Parce que dans son intime conviction, le corps de sa femme lui appartient avant même qu’il ne la rencontre. D’autant plus que l’éducation ségrégationniste, qui présente la virginité comme une qualité substantielle chez la fille et un défaut (manque de virilité) chez le garçon, ne fait que nourrir cette mentalité grippée et l’érige dangereusement comme prescription religieuse pour la transmettre à sa descendance, de façon fallacieuse, comme on transmet une tare.

La question de la virginité appartient au domaine de la coutume ethnique plutôt que celui de la tradition religieuse islamique. Pour faire un peu d’histoire, c’est dans la culture méditerranéenne où l’on étendait à la fenêtre les draps de la nouvelle mariée, tachés de son sang, le lendemain de ses noces. Cela se faisait il y a quelques décennies encore en France, en Espagne, en Italie, en Grèce.. Ces traditions continuent dans les pays du Maghreb, où c’est parfois un cortège familial qui exhibe au matin les draps tachetés, tradition folklorique oblige.

Ainsi, la question de la virginité qui obsède tant les esprits aujourd’hui au sein de la communauté musulmane, n’est en réalité que l’arbre qui cache la forêt d’un mal être identitaire, qui renvoie vers des questions beaucoup plus profondes que cette intégrité anatomique qu'on exige, uniquement chez les femmes.

.. A suivre.

Par L'éLément N - Publié dans : une bouteille à la mer
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 00:14

123terrain


Le Real Madrid a lancé des travaux au Bernabéu en préparation du match retour contre le Barça, pour donner toutes ses chances au Real ^^


Visca Barça !

Par L'éLément N - Publié dans : Détente
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 21:19

Bonsoir les gens,

En cherchant obstinément à qualifier les autres, nous nous engageons bien plus que nous le pensons... on se prétend assez objectif et critique; mais il n'en est rien parce que " La qualité engage bien + le sujet qui l'énonce que l'objet qu'il vise "... Nous sommes effectivement bien plus victimes du besoin de juger que des agent ou acteurs de jugements.

Victime de quoi ? victime de nos peurs. C'est notre peur qui nous " force " à juger les autres.

Emettre des jugements sur autrui a pour fonction de nous rassurer. Nous avons tellement besoin de savoir où est la vérité que nous ne supportons pas le pluralisme des êtres. Il nous faut mettre des étiquettes, classer les gens car une personne ne peut être à la fois ceci et son contraire : on ne peut pas être à la fois musulman et en même temps "débattre" de la religion par exemple ... C' est insupportable à admettre pour certains. Alors on se réconforte en jugeant et en classant toute source qui risquerait de parasiter notre confortable conception des choses. Juger est alors un reflexe de défense : on cherche à se protéger des blessures à venir.
Cet autre qui nous pose des questions auxquelles nous n'avons pas les réponses fait peur au fond ! le juger et lui coller une etiquette nous permet alors de maîtriser l’inconnu à venir. Juger c’est tenter de ne plus souffrir, classer une personne définitivement c'est alors la considérer comme morte, inerte et donc innofensive pour nous.

ce besoin de juger est dangereux, il paralyse l'exercice de la pensée et verouille l'esprit, qui a besoin d'être ouvert pour fonctionner. Il tue le dialogue; par peur. Or nous avons besoin de dialoguer, nous autres animaux culturels, pour que notre espece continue.
 

Juger, c’est conclure et trancher en se basant sur de simples prémisses psychologiques, qui naissent de vulgaires intérpretations d'images. C'est une sorte de myopie intellectuelle, où notre Ego, Sa Majesté le Moi, du haut de sa suffisance est dupé par sa propre imprévoyance subjective. Plus l’ego juge, plus il est dans l’illusion de sa propre intelligence; alimentant l’image qu’il souhaite avoir de lui même.

Au jugement, toujours hatif, preferons l'observation, qui prend le temps d'analyser. Parce que comprendre c'est déjà essayer de trouver une solution.
Ne juge pas, observe.



C'était une vieille intervention qui date de plus de 2 ans, mais qui reste d'actualité.

Par L'éLément N - Publié dans : une bouteille à la mer
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 00:13

Bonsoir les gens,

Vivre. c'est prendre son temps. se débarasser des préjugés qui vous enchainent et vous empechent de courir sur les sentiers de la vie. C'est se faire mal aussi, parfois. souvent. Et oublier pour pouvoir recommencer. C'est laisser derrière vous ces croyances lourdes, fortes, resistantes, aux racines incertaines, qui vous freinent dans votre elan vers l'epanouissement.

Vivre. c'est savourer le moment. A velo. user de sa sonnette pour dire bonjour aux passants qu'on croise en leur offrant votre plus beau sourire. Ce qu'il y a de plus vrai en vous. de plus beau. Et puis savoir en descendre et marcher à coté lorsque la pente des epreuves est trop prononcée.

Vivre. c'est se rendre chaque jour au marché de la Vie, y troquer ses experiences et ses reflexions, vendre les fruits de son passé et remplir son panier d'esperances et d'espoir de chez les marchants de rêves.

Vivre. c'est perseverer. même si on echoue. même si on nous dénigre. même si on nous décourage. même incompris. même si c'est long. même si c'est difficile. même si on est fatigué. même si on a mal. Vivre c'est tenir bon. et recommencer.

Vivre c'est donner son avis. sur tout ce qui nous concerne. Témoigner c’est déjà changer la vie. Se taire c’est se faire oublier. mourir volontairement. se suicider. Le bonheur n'est pas dans l'uniformisation des pensées. Le problème n'est pas dans le debat, ni dans les incertitudes, les doutes et les divergences qu'il crée. Le problème est qu'il nous manque cette faculté mentale, indispensable pour nous définir en tant qu'Homo-sapiens, qui est la Reflexion qui accouche de la Tolérance. Alors partageons la maigre bande d’humus qui nous sert de frontière entre notre Humanité et la pourriture.

Telles sont les choses de la Vie. Personne n'a dit que celà serait facile. Celà en vaut juste la peine. puisque de toute manière, il vous faudra vivre.

C'était un espoir. une prière.
Amen, car l’Homme est bien plus qu’un tas de carbone en mouvement.

Et c'est tout pour aujourd'hui.

Par L'éLément N - Publié dans : une bouteille à la mer
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 01:49
Bonsoir les gens,

J'aimerai vous parler de la mort. la mienne. désolé de choisir un sujet aussi evinçant alors que je n'ai rien ecrit depuis des mois, mais c'est le seul qui ait reussi à m'inspirer au point de reprendre ma plume ce soir.

La mort ne m'effraie pas. mais j'ai peur de mourir. profondement. non pas parce que je m'inquiete pour mon sort dans l'au-delà (si seulement, et je devrai). Mais parce que j'ai peur que la Vie suive son cours, sans moi. que la vie de mes proches continue, sans moi. que la personne que j'aime en épouse un autre, et qu'ils soient heureux. Que mon fils prefère son beau père, et m'oublie vu ma lamantable prestation de père. Que ma mère se console de la présence de mes freres et soeurs, à en egarer mon souvenir, pitoyable garnement que j'étais. Je me demande combien pleureront ma mort.. combien rendront visite à ma tombe.. combien sentiront mon absence.. combien prieront pour moi.. combien répanderont mes idées après moi.. combien continueront le combat que j'ai mené.. Combien de temps avant que l'Histoire m'oublie..

Ce n'est pas la mort qui m'effraie en elle-même, je sais que je partirai comme je suis venu. seul. et comme j'ai vecu. La mort ne m'est pas etrangère. Déjà parce que je mène une existence vide, comme un corps sans vie. et puis parce que je me suis habitué à perdre les personnes que j'aime. Le pire quand on perd quelqu'un ce n'est pas l'absence que sa disparition crée, mais la periode necessaire pour qu'on puisse s'en remettre. Et puis à force de perdre des êtres chers, on se rend compte qu'on est devenu plus mort qu'eux dans leur tombe. La mort ne m'effraie pas; je suis mort une dizaine de fois dejà. à chaque fois que Dieu rappellait un de mes proches, c'est de ma vie qu'ils étaient soustraits. Parce qu'à chaque fois que l'on perd quelqu'un, c'est une partie de nous qui s'éteint. De combien d'enterrements, je ne suis jamais revenu ! En fait, je crois qu'il y a pire que la mort : ne plus se sentir en vie.


Et c'est tout pour aujourd'hui.
Par L'éLément N - Publié dans : une bouteille à la mer
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 11:26

Bonjour, mon ange.


Ce serait ton anniversaire aujourd'hui.
Ce n'est pas tous les jours qu'il fait beau sur Paris. Je ne pense pas que celà soit une coïncidence. Et je ne pouvais pas laisser passer ce jour sans me manifester. Je ne peux ni te voir ni te parler, mais je laisse sur cette page la preuve que j'ai pensé à toi aujourd'hui. très fort.

Je profites donc de cette belle journée où tu célèbres le jour de ta naissance pour te souhaiter suffisamment de soleil pour éclairer tes choix et suffisamment de pluie pour te faire mieux apprecier le soleil quand il est là.
Suffisamment de santé pour pouvoir profiter de la vie et suffisamment de douleur pour mieux réaliser la chance d'être en bonne santé.
Suffisamment de joie pour égailler ton quotidien et suffisamment de tristesse pour mieux apprecier les petits moments de bonheur.
Suffisamment de réussites pour concrétiser tes rêves et suffisamment d'echecs pour rester humble.
Suffisamment de justesse pour atteindre tes objectifs et suffisamment de cicatrices pour te rappeler tes erreurs.
Suffisamment de raison pour choisir le chemin de la droiture et suffisamment de folie pour ne pas t'ennuyer sur la route. 
Suffisamment de fidélité pour vivre la confiance et connaitre suffisamment de trahison pour savoir à quel point celà fait mal. Et ne plus jamais tromper personne.
Suffisamment d'Amour pour gouter à l'epanouissement et suffisamment de haine pour prendre conscience de ta part d'ombre.
Suffisamment de suffisance pour avancer et suffisamment de manques pour aller vers autrui.
Suffisamment de certitudes pour construire et suffisamment de doutes et de points d'interrogation pour te remettre en question.
Suffisamment de liberté pour respirer et suffisamment de chaines pour te convaincre qu'il faut combattre toute dictature, d'Etat comme de l'esprit.
Et sur ton chemin, suffisamment de rencontres pour savourer le partage et suffisamment de tombes pour ne pas oublier. t'oublier.
Suffisamment de sourires pour ensoleiller le quotidien de tes proches et suffisamment de larmes pour laver ton coeur.
Suffisamment de douceur pour pouvoir accompagner et suffisamment de violence pour pouvoir rendre justice aux opprimés.
Suffisamment de lumière pour pouvoit t'orienter et suffisamment d'ombre pour pouvoir passer inaperçu.
Suffisamment de piété pour vivre dans Sa Lumière et suffisamment de péchés pour te rappeler que tu n'es pas infaillible mais simplement humain.
Suffisamment de satisfaction pour garder espoir en l'avenir et suffisamment de frustrations pour assimiler que tout ne t'ait pas dû.
Suffisamment de regroupements pour cultiver l'échange et suffisamment de solitude pour visiter ton coeur et y mettre de l'ordre.
Suffisamment de public pour t'applaudir et suffisamment d'intimité pour chercher Sa proximité.
Suffisamment de proches presents pour connaitre la chaleur et suffisamment d'absences pour ne plus négliger leur presence. Avant qu'il ne soit trop tard.

Suffisamment de bon sens pour te rendre compte que tu n'as pas hérité de l'handicap d'être parfait. Les autres non plus. Tache de t'en rappeler lorsqu'ils tombent dans la faute, pour leur trouver 60 excuses avant de les condamner par ton jugement.
Je te souhaites d'en avoir suffisamment, ni trop ni pas assez. Juste ce qu'il te faut pour apprendre de tout et de tous.

Offre le pardon à celui qui t'attaque et l'écoute à qui t'interrompt. Et arrange toi pour être bon, à defaud d'être beau. A être courageux, à defaud d'être fort. A être travailleur, à defaud d'être doué. A être sincère, à defaud d'avoir raison. A être honnête, à defaud d'être intelligent.

Il fait beau dehors, mon fils, tache qu'il fasse tout aussi beau dedans. dans ton coeur.


Ton père. Suffisamment maladroit. Suffisamment absent.
Pour tes dix printemps.

Par L'éLément N - Publié dans : une bouteille à la mer
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 11:25

Bonjour public !

Mes confrères medecins confirmeront, pour avoir les gardes les moins pénibles possibles à l'hopital, il suffit de choisir les dates où sont prévues de grands événements médiatiques. Vous êtes alors quasi-certain d'avoir le minimum d'affluance aux urgences. Ce n'est pas de la théorie, je l'ai testé sur moi ! Mes 2 dernières gardes coïncidaient (volontairement) avec la soirée du rire de Gad El Maleh et le match de football qui opposait les tricolores à la Lithuanie. En plus de n'avoir pratiquement pas travaillé, j'ai pu suivre les 2 programmes à la télévision. Merci Rome !

" Panem et circences " ( Du pain et des jeux ), c'était la politique de la Rome antique qui avait compris que la meilleure façon de gouverner passait par la distraction du peuple, car elle détourne le citoyen de ce qui devrait le préoccuper : la politique. Et ils n'avaient pas tort.

De nos jours, les politiques ne respectent plus les colères (passagères) de l'opinion publique parce qu'il savent qu'il suffit d'intensifier les divertissements (Star Ac, jeux video, iphone, jeux olympiques..)  pour les rendormir.

Dans "L'enseignement de l'ignorance", J.C Michea nous informe qu'en 1995, 500 hommes politiques, leaders économiques et scientifiques, constituant à leurs yeux l'élite du monde, reconnaissent comme une evidence que dans le siècle à venir, 20% de la population suffiront à maintenir l'activité de l'économie mondiale. La question qui s'était posée alors concernait les 80% d'humains surnuméraires, dont l'inutilité a été programmée par la logique liberale. La solution fût trouvée par Brzezinski, ancien conseiller du président Carter : " il s'agit de définir un cocktail de divertissements abrutissants et d'alimentation suffisante permettant de maintenir la bonne humeur de la population frustrée de la planète ".
 

Divertir vient de la racine latine Divertere = détourner. Ainsi le divertissement est de nature négative, il vise à détourner notre attention du plus important, et donc de soi, de notre existence comme problème existentiel. Nous distraire de notre condition humaine. Le divertissement empêche de penser.

On comprend facilement que sous cette forme d'insouciance, le divertissement soit l'apanage de l'enfant, qui voit la vie  entière comme une distraction, vu qu'il n'a pas encore conscience de ses responsabilités. Ses parents décident pour lui. Aussi, il est légitime pour l'adulte responsable de se divertir, pour s'evader de son quotidien. Divertissement qui devrait être une parenthèse de relâche dans l'exigence du serieux de la vie. Dans ce cas-ci, nous l'appelons loisir. Mais quand le divertissement devient l'objectif ultime, pour lequel le travail n'est que la source de financement. Là il y a problème: le salaire sert à faire du shopping, acheter la derniere console de jeux, s'équiper du dernier portable et écran plasma, acheter des places au cinema.. sans réel projet de vie, en dehors de celui de s'amuser.

L'homme est par nature un être incapable de supporter la demeure en repos, selon Pascal. Parce qu'il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Pascal ajoute qu'ayant ainsi horreur du vide, l'homme se porte avec empressement vers tout ce qui l'en détourne.

Le capitalisme l'a très bien compris et a inventé l'industrie du divertissement. L'incluant ainsi dans la sphère du commerce plutôt que dans celle de la culture (les loisirs). Ainsi, pour regner et pour le profit, cette industrie exploite un besoin déjà irresistible à l'état naturel, auquel elle ajoute un conditionnement subliminal. C'est ce qui fait sa rentabilité, devenue aujourd'hui le secteur locomotive de l'économie mondiale, mais aussi son danger.

Grâce à son marketing, cette industrie ne se contente pas d'informer et séduire mais cherche à convaincre pour transformer le consommateur en fan. Le divertissement devient alors sa principale quête, occupe tout son horizon. C'est ainsi qu'on l'infantilise; pour prendre les decisions à sa place, mais à ses frais. Et ce qui en fait une aliénation des plus redoutables est le fait que le divertissement bénéficie de tout le serieux que l'homme devrait consacrer à réussir sa vie : investissements de capitaux (casinos), efforts physiques (la Wii), aller jusqu'à risquer sa vie (saut à l'elastique).. Ainsi le monde du divertissement mime une vie serieuse d'adulte, mais sans projet construtif. Ce qui le rend très destructeur.

«Je pense donc que l'espèce d'oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l'a précédée dans le monde (...) Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme.(...)
   Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir.»


[Alexis de TOCQUEVILLE, De la démocratie en Amérique ]


Et c'est tout pour aujourd'hui. Vous pouvez vous déconnecter, et aller nourrir les urnes de vos idées, au lieu d'aller nourrir votre curiosité dans les poubelles des voisins.
La Critique et le Vote, voilà les armes de construction massive.. et etteindre la télé !
Par L'éLément N - Publié dans : une bouteille à la mer
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 00:26

Durée : 03:32
Par L'éLément N - Publié dans : Multimedia
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