Rappeurs pour la Palestine

Publié le par L'éLément N

 

 SNIPER  - Jeteur de pierres 

Hommage aux jeunes palestiniens par le groupe de rap français SNIPER , morceau qui a soulevé une grande polémique sur la scène nationale française et qui a fait que le groupe devait se justifier devant la Justice à cause des lobby juifs qui ont accusé le groupe d'antisémitisme

 

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 ALI  - Le mur des lamentations

 
ALi, jeune rappeur français musulman a osé aller aux territoires occupés
pour filmer le clip de son morceau : le mur des lamentations ,
pour protester contre la construction du mur de séparation
 
 
 
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 DAM  - Min Irhabi ? 

  


Ils sont trois rappeurs venus de la petite ville de Lod ( Israel ). S'ils ne vivent pas dans les Territoires occupés, ils se sentent tout autant prisonniers : «Nous sommes connus à Gaza. On nous demande de venir y faire des concerts, mais c'est difficile de traverser la frontière en étant arabe avec un passeport israélienTamer a été le premier à s'essayer au rap : «Je l'ai découvert aux infos au début des années 90. Il y avait un sujet sur le rappeur Tupac Shakur. Un tribunal lui reprochait d'avoir incité un jeune à tuer un policier, à travers sa chanson Soulja's Story. En traduisant ce qu'il chantait, je me suis rendu compte des similitudes avec ce qu'on subit : la pression des contrôles, le racisme... Je me suis dit : "Moi aussi, je veux raconter ce que je vois par ma fenêtre."»

Tamer se lance en anglais, convertit son frère Suhell, puis un autre passionné de sa ville, Mahmoud. Le groupe se forme en 1998 et les trois membres de Dam se mettent à rapper en arabe après qu'un cousin leur a rapporté un disque du groupe algérien MSB. Leurs textes racontent l'enfermement, l'espoir de voir juifs, chrétiens et musulmans vivre en paix; dénoncent les discriminations faites aux femmes; réclament une éducation libérée de toute politique.

Leur album a été enregistré avec des ingénieurs du son juifs ; mais ils ne se sentent pas proches de tous les groupes de rap israéliens : «La plupart viennent de milieux aisés, imitent les clichés américains et sont mêmes parfois très nationalistes, explique Suhell. Dans un magazine, un groupe israélien s'est ainsi vanté d'avoir reçu un coup de fil d'Olmert, et de lui avoir dit : "On respecte votre action et on souhaite bonne chance à Sharon". Pour nous, le jour où un gouvernement vous soutient, ce n'est plus du hip-hop.»

Dam n'est pas près de partager les prévisions de P. Diddy, qui a déclaré il y a peu que les prochains leaders du monde viendraient de la culture hip-hop : «Il y a quinze ans, tout le monde a ri quand j'ai dit que nous serions millionnaires, a ainsi rappelé P. Diddy. Aujourd'hui, en Irak, dans chaque camp, on écoute Tupac et 50 Cent.» Les Dam ne partagent pas l'analyse du rappeur américain : «Quel genre d'homme politique peut sortir d'un rap de 50 Cent ? A la limite, si notre génération grandissait en écoutant KRS One ou Public Enemy...»

 Leur site officiel  : http://www.dampalestine.com/main.html

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