Deux mille huit bonnes années
Bonjour,
Sortir pour s'enfermer dans une "boite". Une drôle d'idée n'est ce pas ? Une idée de "jeunes" diront certains. Des jeunes "insouciants" ajouteront d'autres. Moi je ne suis pas paterniste, alors je dirais plus simplement (mais profondement) que nos jeunes manquent de poésie.
Au nom d'une date, d'un calendrier, on organise des soirées déshumanisées où tout devient permis. Parce que c'est le nouvel an. On ne sait plus ce qu'est le Beau, la Sensibilité ou l'Harmonie parce que nous manquons de poésie : Nous vivons désormais dans l'Absurde et le Bruit. Au profit du Profit. Triste.
Moi quand je sors, c'est par refus qu'on m'enferme. Je sors, je respire, je goute, je vis.
Marcher sur la plage de bon matin, voir ce rose suave à l'horizon épouser le bleu tendre de la mer pour subtiliser le soleil aux griffes de la nuit; sur le chant des mouettes, la mélodie d'une brise et l'odeur des coquillages. Regarder dans les yeux celle qui aura accepté d'être ma compagne et lui rappeler à quel point celà me rend meilleur tous les jours. Encore faut il se reveiller de bon matin. Ne pas avoir fait le fou la veille.
Comment troquer ceci contre un tapage nocture, enfermé dans une "boite" où une cohue , dans des verres, dissoue volontairement sa conscience (qui la distingue de l'animal), en s'agitant (c'est insulter la danse que d'y inclure ce tohu-bohu) et en infligeant à ses tympans des vociferations que des incultes aimeraient appeler "musique"... La musique est là pour nous enseigner et non pas nous distraire : Apprendre à mieux aimer, à mieux se reposer. A mieux vivre.
... Mais, helas, nos jeunes manquent de poésie.
Deux milles huit bonnes années depuis que Gregore a decidé qu'il fallait les compter.
Bonne année deux mille huit.