De l'avortement

Publié le par L'éLément N

Bonsoir,


L'avortement. L'infanticide en terme juridique. J'avais promis d'y revenir.
Je trouve que cet acte peut être toléré (ou au minimum discuté) s'il a pour objectif d'éviter à une jeune fille de se retrouver maman dans de sévères conditions, autant pour elle que pour l'enfant : viol, trop jeune âge de la mère (14-16 ans), polymalformations du foetus sont des cas de figure qui devraient prêter à reflexion. Cette forme d'avortement est admise par un grand nombre de savants musulmans ( le délai variant entre 40 et 120 jours ). Mais l'avortement soutenu par la féministe, jouisseuse consommatrice individualiste, conçu comme une liberté, un droit (le droit à l'irresponsabilité) refusant ses devoirs, désacralisant la Vie et déresponsabilisant la femme qui ne voit plus dans l'enfantement qu'un accident de contraception, est pour le moins un acte de barbarie pour lequel je ne trouve aucun alibi.

Je ne comprend donc pas comment ces féministes modernes peuvent être à la fois POUR l'avortement, libre de toutes conditions, et CONTRE la peine de mort : Contre la mort de ce criminel coupable lointain (en Arabie Saoudite, Iran, Chine..) mais pas contre celle de l'innocent qu'elle porte dans son ventre. Et par dessus tout, écologiste : qui n'aime pas aller à l'encontre de la nature, sauf bien entendu lorsque celle-ci la rappelle à sa fécondité.


.. Et c'est tout pour aujourd'hui.

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réponse 05/06/2008 12:59

Il s'agit avant tout d'un problème éthique relevant tt fois de la nature du foetus c'est clair que le désaccord provient de cette nature là Je parle de vie humaine , l'existence étant considérée dès le mmt de conception, le foetus ainsi ,comme etre vivantl'avortement ou IVG sera un acte de barbarie mettant fin à la vie ,pouvant potentiellement donner un etre humain.vous estimez par contre que ce dernier n'est pas rééllement humain et conscient "jusqu'à un certain stade de développement" l'IVG pour vous est un choix maternel, puisque cet acte porte sur un etre n'ayant aucune autonomie biologique réelle.on a du mal à se comprendre, nos deux avis sont totalement différents, nos conceptions aussi dailleur ...c'est l'affrontement classique des partisans au droit d'avortement et leurs adversaires!

Raph 05/06/2008 07:00

Vous semblez considérer que les cellules du foetus sont "en vie" parce qu'elles se développent, soit. Dans ce cas nos cheveux quand ils poussent sont également composés cellules en vie "qui se développent jour après jour". Pourtant je ne me sens pas véritablement coupable de meurtre quand je vais le coiffeur...Si les cellules du foetus (comme celles du cheveu) sont "en vie", cela ne signifie pas pour autant que l'entité "foetus" a une vie propre. Celui-ci n'est pas viable détaché du corps de la mère, jusqu'à un certain stade de développement. Jusqu'à ce stade donc, il fait partie intégrante du corps de la mère, et en cela il appartient à celle-ci de décider de son sort.

juste une qst 03/06/2008 12:56

 le foetus n'est qu'un amas de cellules, mais des cellules  en VIE qui se développent jour après jour,vs estimez que l'on pourrait etre contre la peine de mort et non pas à celle de l'avortement , mais si la peine de mort désigne "mettre terme à la vie de qq1", l'avortement ne serait pas le cas alors?

Raph 03/06/2008 03:31

En fait de termes juridiques, on parle d'interruption volontaire de grossese, et non d'infanticide. En effet, l'infanticide suppose l'existence d'un enfant, alors que le droit français (et il est loin d'être le seul) ne reconnait aucun statut juridique au foetus. Il n'a aucun droit car il n'est pas considéré comme un être humain.Pour cette même raison, on peut être contre la peine de mort et pour l'avortement : un foetus n'est après tout qu'un amas de cellules, un élément indistinct du corps de la femme qui le porte car il n'est pas viable de manière indépendante : jusqu'à sa naissance, et donc son passage au stade d'enfant, le foetus n'est qu'une partie du corps de la mère.Ainsi, dans le respect d'une liberté fondamentale, à savoir le droit à disposer de son corps, la femme a le droit de procéder à un IVG.Enfin, un écologiste n'est pas quelqu'un qui "n'aime pas aller contre la nature", mais quelqu'un qui cherche à préserver la diversité biologique sur la planète.En somme, je trouve cet article assez superficiel et approximatif. Il utilise de rares arguments intéressants noyés dans un magma de préjugés inexacts (je pourrais également évoquer ta vision simpliste du "féminisme moderne").C'est bien dommage d'évoquer un tel sujet tout en passant à côté de la véritable problématique qu'il aurait été bon de développer : le foetus a-t-il une conscience? Si on considère que oui (ce que tu as l'air de croire) : dans quelle mesure peut on concilier le droit de la femme à disposer de son corps et le droit à la vie du foetus conscient?...