EDITO

L'homme décentré, se blesse ; aveugle à la vérité il se désaxe... croyant se trouver, il se perd.. Libre à la péripherie de lui même, il ne s'est jamais trouvé au centre de son être; au coeur de son coeur... Enfermé hors de lui même, superficiellement naturel.. d'un naturel qui l'éloigne de sa nature..L'artifice , jamais , n'a raison de l'Etre!

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  • : J'ecris parce que je chante mal
  • nowbi
  • : societe
  • : Bienvenu(e) dans mon blog qui traite un peu de tout, beaucoup de rien : humeur du jour, leçons, reflexions, questions, doutes, hypothèses, spiritualité.. joies, peines.. amour, colère, coup de coeur, coup de gueule.. hier, demain, aujourd'hui.. histoire, culture.. passé, futur et présent.. et toutes les turpitudes de mon âme distillées au fil de mes écrits.
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Nowbi ne guerit pas le cancer, n'a pas de recette pour maigrir sans regime, n'a pas la solution aux conflits du Moyen-Orient. Vous n'apprendrez pas ici comment marcher sur l'eau, ni comment éviter les péages ou comment tromper l'ennui. Il n'a pas la pretention de faire de ses lecteurs de brillants citoyens, n'a toujours pas appris à cuisiner, ne sait pas de quoi demain sera fait, pas même aujourd'hui, ne prétend pas pouvoir en finir avec la pauvreté en Afrique, il n'a même pas réussi à en finir avec ses etudes. Par contre, il trouve que celà peut être utile de vivre avec un peu d'humour, beaucoup de coeur et de laisser le dernier mot à la Raison.

Si ce que j'ecris vous plait, n'hesitez pas à me contacter (nowbi@hotmail.com). De même, si vous ne m'aimez pas du tout, si vous avez des remarques, des critiques, n'hesitez pas à les gardez pour vous. Si vous écrivez en SMS, mettez « SMS » dans le sujet de votre mail, ça sera plus facile pour moi de le supprimer.

Nowbi, un blog réputé pour sa réputation qui offre un regard masculin et au singulier sur ce qui l'entoure. Des textes qui se veulent parfois pretentieux, vicieux, pessimistes, ridicules, impertinants, hypocrites, laches et laids; tout comme vous. Un blog qui vous rassemble et vous ressemble. Pour avoir la force de faire face à ce que nous sommes, parce qu'un jour il faudra apprendre à se respecter.

bonjour chez vous,
Nawfel, d'en face. De l'autre coté du miroir

Vendredi 16 mai 2008

Bonsoir,

Les femmes; Encore.
Que voulez vous, en bon marocain le foot et les femmes sont mes thèmes favoris ^^
Ce soir j'aimerai vous entretenir de la deuxième fierté (après le droit au travail) des féministes : le droit de vote; qui aurait été lui aussi arraché à l'homme.

Combien de femmes mortes lors de la deuxième guerre mondiale ? 22 millions de militaires, 0 femmes. Lors de la bataille de Verdun ? 500.000 hommes (dont 70.000 maghrebins) et 0 femmes. Lors de la guerre d'Indépendance des Etats Unis ? 25.000 hommes morts, 0 femmes. La bataille d'Anoual au Rif ? 14.000 hommes tués, 0 femmes.
Etrange que les féministes n'aient jamais revendiqué le noble et brave droit de mourir à la guerre.

Quel rapport aver le droit de vote des femmes? c'est pourtant très simple, il suffit pour comprendre de faire un peu d'Histoire socio-anthropologique. Le droit de vote n'a toujours fait qu'un avec le devoir de la conscription : le citoyen ne peut décider du sort de la Cité que parce qu'il la défend par les armes. De l'antiquité grecque, berceau de la cité démocrate, au régime de la République du siècle des Lumières, en passant par l'Ancien Régime où les simples sujets du Roi étaient exclus de la guerre comme de la politique (réservées aux nobles) et le régime islamique de la "jiziya" payée par les non-musulmans car non tenus de s'engager dans l'armée, le constat est le même : ceux qui ne peuvent défendre la Cité par les armes n'ont pas le droit de décider de son destin. Historique, logique. Les femmes n'avaient donc pas le droit de voter vu qu'elles n'avaient pas de devoir militaire. Un privilège accordé et non un droit dérobé.
Si on devait appliquer la Parité revendiquée - au parlement uniquement - par les femmes de nos jours dans le domaine de l'engagement au combat, je pense qu'elles réaliseraient rapidement - dans la boue, le sang et la mort - l'avantage d'être une femme jadis.

Vu que le monde a connu (presque) un demi siècle de Paix, cette relation évidente entre droit de vote et devoir d'enrolement s'est petit à petit émoussée dans les esprits. Ne connaissant plus de guerres, les sociétés octroient petit à petit le droit de vote à tous leurs citoyens, y compris les femmes en 1909 aux Etats-Unis et en 1944 en France, à titre d'exemple.

Ce qui est tout aussi interessant à noter c'est que ce droit de vote pour les femmes, fierté des féministes, ce sont les hommes qui l'ont obtenu pour elles : les employés et les ouvriers, grâce à la puissante arme et moyen de pression qu'est la grève. Ils revendiquaient à l'époque le droit de vote pour les non-propriétaires (hommes et femmes) et donc le passage du suffrage censitaire au suffrage universel.

Le féminisme, apparait dès lors comme un courant pour le moins malhonnête en voulant substituer la réelle lutte des classes par une fantasmatique lutte des sexes, ommettant volontairement tout ce volet historique. Les hommes ont lutté, solidaires des femmes, contre leurs exploiteurs et là les féministes nous parlent de lutte historique des femmes contre le père et le mari dominants pour l'obtention de leur droit à l'Egalité..


Je ne dénigre pas le Féminisme, mais je ne l'applaudis pas non plus.
Et c'est tout pour ce soir.

par L'éLément N publié dans : une bouteille à la mer
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Jeudi 15 mai 2008

Bonjour,

Le football; Encore.
Sport populaire qui donnait sa chance au petit prolétaire qui pouvait, pour une fois, jouer sur un terrain d'égalité avec ses employeurs et donc la possibilité inouïe pour lui de gagner. Activité de loisir pour manutentionnaires qui, tellement submergés par le travail, ne pouvaient concevoir la détente autrement qu'en continuant à produire une activité physique, mais également une grande école de morale qui pronait la rigueur, le depassement de soi, la participation à l'effort collectif , le respect des règles, developpait le sens de la solidarité, de l'esprit d'équipe, rafinait le gout pour le Beau à travers la beauté des gestes techniques.
ça c'est l'origine. Qu'en est il maintenant que le football est tombé entre les mains des bourgeois capitalistes ? Rentiers méprisant le travail manuel, fait pour les pauvres, et qui s'amusaient à regarder travailler leurs employers : la Production du pauvre est Spectacle pour le bourgeois.
Ainsi, on comprend mieux le football moderne. Un sport de spectacle et de spectateurs : on ne pratique plus de sport, on le regarde et on surencherise. Politique d'endormissement capitaliste qui veut impregner en chacun cette mentalité du spectateur qui ne devient plus acteur nulle part, même pas de sa vie. Le sport, activité physique pourvoyeuse de valeurs, devient spectacle et perd ses nobles vertues, où la tricherie ( simulation de faute, obstruction volontaire, corruption d'arbitres, dopage .. ) devient monnaie courante, tout est permis pour gagner car l'argent est devenu Maître des terrains. A tel point que bientot on verra le joueur changer de camp et enfiler la tenue de l'équipe adverse en plein match car informé par son manager via son oreillette de la nouvelle surenchère.
L'école de la morale est tombée entre les mains de la classe dispendieuse immorale.. à quand la révolution ? sportive cette fois.


Jetez vos télécommandes et enfilez vos joggings !
Et c'est tout pour aujourd'hui.

par L'éLément N publié dans : une bouteille à la mer
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Mercredi 14 mai 2008



بيروت عاصمة الشرق ورمز عروبته

طمئنيني عنكِ ...

يا صاحبةَ الوجهِ الحزينْ

كيفَ حالُ البحرِ ؟

هل هم قتلوهُ برصاصِ القنصِ مثلَ الآخرينْ ؟

كيفَ حالُ الحبِّ ؟

هل أصبحَ أيضاً لاجئاً ..

بين ألوفِ اللاجئينْ ؟

كيفَ حالُ الشعرِ ؟

و هل بعدكِ - يا بيروتُ - من شعرٍ يُغنّى ؟ ...

 

par L'éLément N publié dans : une bouteille à la mer
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Mercredi 14 mai 2008
Bonjour et me revoilà;

Rien de vraiment réfléchi ce matin, c'est juste pour vous dire que vous m'avez manqué : )
Et ça va être tout pour l'instant
par L'éLément N publié dans : une bouteille à la mer
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Mercredi 7 mai 2008

Bonsoir,

Amis et fidèles lecteurs, je suis dans le regret de vous apprendre que je ferme boutique. Je m'en vais à Paris pour une semaine. Pour affaires B-). J'irai voir l'oeuvre d'Eiffel, visiter le Louvre, prendre des nouvelles de Josephine pour mon ami Reda et puis m'entretenir avec le petit Nicolas.
Entre temps, ne vous ennuyez pas : n'hesitez surtout pas à me relire ! ^^

Allez c'est tout pour ce soir et à la semaine prochaine !

par L'éLément N publié dans : une bouteille à la mer
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Mardi 6 mai 2008


La phonation prime sur l'orthographe
.. Tant qu'on s'est compris ! ^ ^
par L'éLément N publié dans : Détente
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Mardi 6 mai 2008
Bonjour,

En jetant un regard objectif sur l'Histoire des Hommes, ou - pour les plus parresseux - juste autour de nous, on constate très facilement que le but ultime de l'humain a toujours été d'échapper autant que possible au travail et de leguer cette tâche aux personnes sur lesquelles il aurait du pouvoir ( le mari sur sa femme, les parents sur leurs enfants, le blanc sur son esclave, le noble sur le paysan, le fort sur le faible, le grand frère sur le petit, l'homme sur l'animal ... ). Dès lors, présenter le "travail de la femme" comme le plus grand acquis féministe dans sa quête d'égalité avec l'homme, semble être une grosse arnaque et - excusez le terme - du caca.

De plus, la femme pauvre a toujours travaillé (dans les maisons, les champs, l'artisanat...); et ça depuis la nuit des temps. Le travail pour celles-ci n'a jamais été un acquis ou une victoire, mais tout comme pour l'homme, une obligation pour espérer continuer à vivre. Une corvée indispensable. Et TOUTES, sans exception, rêvent d'arrêter de travailler et leur seul échappatoire était le mariage d'intérêt : l'homme riche. Le "Prince charmant" de la Cendrillon exploitée. Le travail, comme acquis, c'est du côté des petites bourgeoises qui en avaient marre du statut de "femme d'interieur" entretenue par un rentier.

Ainsi les pauv' femmes veulent arrêter de travailler et les bourgoises veulent travailler. Mais bien entendu, il ne s'agit pas du même travail : la féministe ne se bat pas pour faire ouvrière ou bonne à tout faire. Ce n'est pas ce "droit" qu'elle réclame.

.. Et c'est tout pour aujourd'hui.
par L'éLément N publié dans : une bouteille à la mer
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Lundi 5 mai 2008
Bonjour,

Parlons de football.
Ce sport qui compte 30 millions d'entraineurs chez nous. A chaque échec de l'équipe nationale, tout le monde devient expert et consultant sportif. Et ne vous avisez surtout pas de leur rappeler qu'ils n'ont pas reçu de formation pour celà ou que le football n'est qu'un jeu !

Mais c'est vrai qu'en regardand un match de foot, outre le nom des joueurs, on en apprend des choses. sur l'Homme. Par exemple, rappelez-vous l'équipe nationale française, sifflée chez elle, lors du match qui l'a opposé à son homologue marocaine. J'avais cru que la France jouait à l'exterieur, au Stade "de France", à 10 minutes à vol d'oiseau de sa capitale Paris. Brandir le drapeau marocain au lieu du français je veux bien, mais siffler la Marseillaise c'est inélégant et limite brutal ... Non seulement ces naturalisés ne se sentent pas français mais en plus ils n'ont rien appris de l'école laïque : citoyenneté, respect de l'autre (culture, nationalité, traditions, couleur, sexe ...). Siffler l'hymne national de l'adversaire c'est donc MAL, mais nos voisins algériens ont fait mieux : ils ont amputé le notre lors du match qui a opposé nos deux formations le samedi dernier à Alger dans le cadre des qualifications pour le Championnat d'Afrique des Nations.

Le football, dont le but premier était de dépasser tout type de discrimination et rassembler tout le monde (pauvres, riches, noirs, blancs, jaunes, rouges.. ) autour d'un ballon sur un terrain où seule la compétence prime; n'est pas uniquement le sport le plus populaire de la planète mais aussi un très bon marqueur d'études socio-anthropologiques et n'échappe malheurseument pas au géopolitique.

Tout bien réfléchi, ils n'ont pas tort : Le football, ce n'est pas qu'un jeu.
.. Et c'est tout pour aujourd'hui.
par L'éLément N publié dans : une bouteille à la mer
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Samedi 3 mai 2008




Durée : 4min26

par L'éLément N publié dans : Multimedia
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Samedi 3 mai 2008

20heures.
Signal sonore. Ouverture des portes. c'est le Terminus pour moi.

Reveillé depuis peu par le déchirement des roues sur l'acier des rails, je referme mon livre et me lève pour rejoindre la cohue. Et c'est là que mon regard croisa le sien. Le mien était attentionné, curieux. Le sien était vide, accidentel. Car tout ce qu'elle regarde désormais est un accident. Elle était seule, au milieu de la foule. Je la dévisageais, intéressé, comme on examine une pierre précieuse. Elle, elle me fixait, indifférente, comme on fixe un objet faisant partie du décor quand on a la pensée absorbée.

Elle a les yeux injectés. elle a dû pleurer tout le trajet. Elle me regardait. sans me voir. Elle regardait au travers, consolidant en moi l'idée horrifiante de ne pas exister réellement. Elle portait des tennis sous un jean surmonté d'une robe qui cachait volontairement ses charmes. Brune, elle avait les traits fins, les cheveux effilés et continuait à taquiner l'enfance par une barette placée un peu au dessus de son oreille et un sac à bandoulière, enfilé en diagonale. Elle se tenait là. abandonnée. Léguant désormais son corps à la foule qui l'escortait vers la sortie, dans une sorte de marche rituelle. Chétive. âbimée par le temps et la méchanceté des hommes. d'un homme.

Derrière, dans le troupeau sous-terrain, on pouvait entendre des crissements accompagnés d'interjections mécontentes; s'approchant de moi en vagues. Soudain, un jeune homme me bouscula violemment, brisant la monotonie de l'echo de nos pas. il dépasse tout le monde, grimpe les marches trois par trois pour se tenir tout en haut de l'escalier, avant de brandir devant son torse, courageusement et avec le sourire, un bout de papier sur lequel il avait écrit maladroitement, au feutre : " ILHAM, veux-tu m'épouser ? "

Je n'ai pas eu à attendre longtemps pour découvrir à qui était adressée cette demande. La jeune fille aux yeux rouges me bouscula à son tour en me dépassant, dévorant les marches deux à deux. Son chemin était tracé par le fil désormais tendu entre leurs regards. Elle se laisse guider. se heurte violemment à son torse. Le choc la libère d'un fin filet de larmes qui reste comme suspendu dans le temps, derrière elle, tout comme sa souffrance déjà oubliée. Elle se noie délicatement dans ses bras. il l'enveloppe contre lui. ils restèrent là. enlacés. immobiles.

A leur vue, je les ai aimé, tous les deux, comme on aime le bonheur, comme j'ai aimé jadis et comme je crois que je n'aimerai plus.

Je passe derrière lui. Ilham, elle, avait la tête reposée par-dessus son épaule. C'est là que nos regards se recroisèrent. le mien était vide. le sien était curieux. J'avais les yeux rouges. J'avais pleuré tout le trajet. Nous n'avons échangé mot, juste nos maux.. Des maux croisés.

par L'éLément N publié dans : une bouteille à la mer
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